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Des élèves de SeaTech à la coupe de France de robotique



Le Club de robotique de SeaTech se prépare pour la plus grande compétition amateur de France.

Depuis la rentrée, des élèves de l’école d’ingénieurs SeaTech* ont pris l’habitude de se donner rendez-vous tous les lundis après les cours, en M232. Un atelier d’à peine 10m2 qu’ils partagent avec le club d’aéromodélisme. Si certains s’affairent derrière leurs ordinateurs à coder ou maquetter des pièces, que d’autres jouent du fer à souder ou de la scie, tous se concentrent sur l’amas de pièces enchevêtrées qui trône au centre du plan de travail.

« L’année dernière, nous avions grillé les moteurs peu avant la compétition. Les remplacer nous a obligé à faire des modifications sur le robot et nous avons pris du retard. Nous l’avons fini le jour de l’ouverture de la compétition, expliquent les anciens. Là, nous allons bientôt entrer dans la phase de test. »

Le Club de robotique des élèves ingénieurs de SeaTech (CRIS) participe une nouvelle fois à la coupe de France de robotique. Un défi ludique, scientifique et technique qui rassemble des équipes de clubs amateurs, d’écoles d’ingénieurs, d’universités, d’IUT (dont celui de Toulon) et quelques lycées venus de toute la France. Les trois premières ainsi que celle ayant reçu un prix spécial rencontreront leurs homologues internationaux au cours de la finale d’Eurobot Open. « 

 La première place est inenvisageable, reconnaissent Pierre et Théo, Président et vice-Président de l’association. Ce qui nous motive, c’est de renforcer nos connaissances en robotique en se confrontant à des problématiques concrètes, chercher des solutions par nous-mêmes. À réfléchir comme des ingénieurs avant d’en être vraiment ».

Raison pour laquelle, ils préfèrent se passer de l’encadrement d’un enseignant. Ce qui ne les empêche pas de glaner quelques conseils de temps à autres. L’année dernière, CRIS avait terminé à une honorable 70e place sur 150 équipes enregistrées.

Mars Attack

Sumo, ruée vers l’or, châteaux forts ou encore bowling, la coupe de France varie les plaisirs. Cette année, la thématique imposée est le village lunaire. Les robots devront aller chercher des modules lunaires (cylindres) dans une zone (fusée) pour les rapporter dans leur navette ou construire une base lunaire. Pour marquer plus de points, il faudra également récolter les minerais lunaires (billes blanches) mélangés aux simples roches (billes noires). La « funny action » consiste à lancer un engin spatial vers mars. Pour le concours, CRIS a décidé de s’orienter vers un robot à pince avec zone de stockage des cylindres. Trois à quatre selon le positionnement.

« On a préféré une solution simple mais efficace, argument-ils. Certains voient trop loin et le jour de la compétition leur robot ne fonctionne pas ».

Pour la conception et la logistique - CRIS organise le déplacement commun avec l’IUT GEII à la Roche-sur-Yon, - les étudiants peuvent compter sur le soutien de l’Université de Toulon via le fond de solidarité et de développement des initiatives étudiantes (FSDIE : 3666€), l’IUT (1775€) et SeaTech (1290€). « On gère bien le budget. Nous avons maintenant un fond de roulement qui nous permet d’avancer l’argent avant de percevoir les subventions, explique le trésorier. C’est important également puisque cela nous permet de continuer la réalisation du robot sans être dépendant du versement des subventions. Ça fait partie aussi de ce que l‘on apprend dans l’association et qui nous servira plus tard lorsque nous travaillerons sur des projets industriels ». Cette année, 8 élèves de SeaTech et 9 de l’IUT seront du voyage.

La 24e édition de la coupe de France de robotique aura lieu du 24 au 28 mai, dans un grand hangar. Tribunes survoltées, caméra de télévisions, retransmissions sur écran géants, mini paddocks vibrant au son des tapes frénétique sur les touches du claviers d’ordinateur, de tronçonneuses et autres visseuses, l’ambiance est difficile à décrire. La compétition se vit.

« J’ai dormi environ 20h en 5 jours, raconte Rémi. Il y a de quoi craquer nerveusement mais même à 4h du matin, on peut encore discuter avec les équipes adverses et échanger sur les choix technologiques qu’elles ont faites. Nous sommes en concurrence mais pas en rivalité ».

Les meilleures équipes ne partagent pas leur code mais mettent en ligne, après la coupe, les plans de mécanique, en libre accès.

« On ressort de la coupe 1000 fois plus motivés pour y retourner », assure Manon qui y a déjà participée deux fois.

Tout comme Rémi, elle ne sera pas du voyage cette fois, pour cause de stage. L’équipe devra faire sans les troisièmes année mais le flambeau semble bel et bien transmis.
Le bureau vient d’être renouvelé et la motivation est palpable.

« On a hâte d’y être, on a envie de voir marcher notre robot, de voir les autres et de se confronter aux autres écoles ».

Et pourquoi pas faire mieux que l’année dernière.

Suivre l’équipe : https://www.facebook.com/ClubRobotiqueSeatech/

* Sonia, Johann, Nicolas, Guillaume, Laurent, Julien, Océane, Maxime et Émilien, étudiants en 1re année. Théo, (un autre) Maxime, Angélique, Richard, Pierre et Lucas en 2e année. Manon et Rémi, 3e année.



Université de Toulon - http://www.univ-tln.fr/Des-eleves-de-SeaTech-a-la-coupe-de-France-de-robotique.html - comweb@univ-tln.fr