Conférence : Modernité d’un classique : Les Voyages de Gulliver (1726) de Jonathan Swift



Mardi 31 mars 2026 à 17h
Bâtiment Y • Amphi Y.002
Campus de La Garde

Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire…

Conférence animée par Jean Viviès, Professeur Émérite de littérature britannique, Aix-Marseille Université

Invitation par le Laboratoire BABEL, Équipe Translations, Textualités et Territoires (3T)

La conférence « Modernité d’un classique : Les Voyages de Gulliver (1726) de Jonathan Swift », donnée par le professeur émérite de littérature britannique Jean Viviès (Aix-Marseille Université) proposera une réflexion sur l’actualité critique de cette œuvre majeure du XVIIIᵉ siècle. Elle s’inscrit dans une année particulièrement symbolique, marquée par le tricentenaire de la publication de Les Voyages de Gulliver (1726) de Jonathan Swift.

Présentation de la conférence

Texte fondateur au début du XVIIIe siècle, comme Robinson Crusoé de Daniel Defoe, de toute une culture et de tout un imaginaire commun, Les Voyages de Gulliver (1726) a été, depuis sa parution d’abord anonyme, abondamment lu, commenté, interprété ou adapté au cinéma et en dessin animé.

Loin du livre pour enfants que Swift n’a jamais songé à écrire, le récit tend à se complexifier à mesure qu’il avance et va au-delà des deux premières parties sans doute plus familières au public, qui présentent l’histoire, racontée à la première personne, d’un Gulliver échoué chez les Lilliputiens, puis au pays des Géants de Brobdingnag.

À chaque génération de lecteurs, la célèbre satire coulée dans la forme d’un récit de voyage semble se relancer dans de nouveaux circuits de sens. Conçu et écrit en deçà de la modernité, ce classique inclassable semble n’avoir jamais fini de dire ce qu’il à dire. Que penser aujourd’hui par exemple, trois cents ans après sa parution, de ces savants fous ou de ces lugubres vieillards immortels qu’il met en scène ? Et l’énigmatique empire de la Raison de la dernière partie, au pays des Houyhnhnms, ne semble-t-il pas, comme l’avait suggéré Orwell, nous dévoiler les mécanismes du totalitarisme moderne.

Présentation du conférencier

Jean VIVIÈS, normalien, agrégé d’anglais, est professeur émérite de littérature britannique à Aix-Marseille Université dont il a été vice-président. Il y a dirigé le Département d’Études du Monde Anglophone et le Laboratoire d’Études et de Recherche sur le Monde Anglophone (LERMA). Il a fondé et présidé la Société d’Étude de la Littérature de Voyage du monde anglophone. Il a également été président de la Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (2008-2012) et de la section 11 du CNU (2015-2019). Ses ouvrages et articles universitaires portent sur la littérature britannique du XVIIIe siècle et sur les récits de voyage.

Il a récemment publié : George Cheyne médecin de son siècle (1672-1743 »). Malaise dans la civilisation anglaise, Presses Universitaires de Provence, 2023 et Rugby Station ! Histoire, langages, cultures du rugby. Éditions Interstices, 2023. Il est aussi l’auteur de traductions : James Boswell, État de la Corse suivi de Journal d’un Tour etc. / Account of Corsica, nouvelle édition bilingue, Éditions Albiana, 2019 (Prix du livre 2019 de la Collectivité Territoriale de Corse).
Son ouvrage sur Swift a été publié aux Éditions Rue d’Ulm, Revenir/devenir. Gulliver ou l’autre voyage, 2016 (Prix 2016 de la SELVA).



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