Assises de l’École et de ses partenaires pour les valeurs de la République

L’Université de Toulon accueillait les Assises départementales de l’École et de ses partenaires. Lancées suite aux attentats de janvier, elles ont pour objectif de sanctuariser les valeurs de la République.

Janvier 2015. La France est secouée par une série d’attentats visant le journal satirique Charlie Hebdo, des policiers et des clients d’une superette casher. Dix-sept personnes y ont perdu la vie.

Malgré la forte mobilisation qui verra quatre millions de personnes manifester dans les rues et l’esprit « Charlie », des voix discordantes se font entendre. Notamment dans les écoles : des élèves ne respectent pas la minute de silence en hommage aux victimes ou soutiennent ouvertement les terroristes.

« Ces incidents n’ont été le fait que d’une poignée d’élèves. Mais ils n’enlèvent rien à leur portée », rappelle Claire Lovisi, Rectrice de l’Académie de Nice, à l’ouverture des Assises départementales de l’École et de ses partenaires, ce mercredi, à l’Université de Toulon.

Lancées au niveau national en février 2015, elles ont pour objectif de mobiliser l’ensemble des acteurs locaux autour des valeurs de la République à l’École mais aussi de mutualiser les analyses, les expériences et les propositions locales afin de préparer et d’alimenter la future synthèse nationale.

Professeurs, chefs d’établissement, corps d’inspection, enseignement supérieur et agricole, services de l’État, collectivités territoriales, élus locaux, représentants de la Défense, acteurs associatifs ou économiques… ils étaient près de 170 au bâtiment PI, venus assister aux ateliers pour débattre, échanger des idées, évoquer les freins rencontrés sur le terrain et montrer des exemples de réussite.

« La démocratie est un exercice difficile car elle demande de se confronter à l’altérité, de vivre ensemble avec des personnes que nous n’avons pas choisies », interpelle Pierre Soubelet, Préfet du Var. L’École seule ne peut répondre. Alors ne laissons pas les polémiques nous détourner de notre but : sanctuariser les valeurs de la République. »

« Il nous appartient de transformer l’émotion en action, d’imposer nos valeurs à la violence, invite Claire Lovisi, et de conclure en paraphrasant Nelson Mandela : « l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. »