IUT GIM : Les Toulonnais ont le vent en poupe

Les deux équipes de l’IUT GIM de l’Université de Toulon se sont hissées aux 5e et 10e places de GIM’Eole. Un concours national récompensant les projets d’éoliennes urbaines les plus innovantes.

C’est un rendez-vous qu’il ne comptait pas manquer. Présent depuis la création de GIM’Eole en 2008, le département Génie Industriel et Maintenance de l’IUT de Toulon s’est rendu à la 9e édition de ce concours national. Près de 200 étudiants de départements GIM sont venus tester et confronter les éoliennes urbaines* qu’ils ont conçues pendant l’année grâce aux compétences acquises au cours de leur cursus. Cette année, deux équipes de l’IUT de Toulon étaient en compétition.
« Toulon 2 » grâce à d’excellentes performances dans les catégories Fiabilité et Intégration, s’est hissée à la 5e place.

« Nous avons repris la structure de l’éolienne qui avait terminé 4e du concours il y a deux ans et amélioré ses caractéristiques, indique Claude Reynaud, enseignant à l’IUT GIM de Toulon. Lors des essais, nous nous sommes rendu compte qu’en réduisant légèrement la taille des pales et en courbant les extrémités, nous obtenions de meilleures performances. On se rapproche du profilage d’une aile d’avion ».

Les étudiants ont également intercalé des cloisons dans les pales afin de limiter écoulements et pertes d’air. L’éolienne produit ainsi son premier watt d‘électricité à des vents de 23 km/h.

Vents contraires

De son côté, « Toulon 1 » n’a pas démérité en se classant 10e de la compétition sur 18 projets, avec de très bons résultats dans les catégories Innovation et Vitesse. Là encore, le groupe d’étudiants a opté pour une éolienne verticale, avec des pales courbées aux extrémités. A la différence de leurs camarades, ils ont préféré leur donner une forme hélicoïdale.

« En réduisant la distance entre deux pales, on augmente la régularité des rotations. Donc des performances », précise encore Claude Reynaud.

L’éolienne a également été entourée d’une armature cubique munie de déflecteurs pour protéger les pales des vents contraires. Les premières mesures ont montré que cette éolienne produisait de l’électricité à partir de vents de… 20km/h !

Las, l’axe d’alternateur s’est brisé au premier tiers de la deuxième manche et les réparations n’ont pas permis de combler le retard. Sans cette avarie, les deux équipes auraient fini dans un mouchoir de poche. Si les étudiants étaient naturellement déçus, ce n’est pas le cas des enseignants qui assurent que l’éolienne sera fiabilisée et réutilisée pour le concours de l’année prochaine.

Une affaire à suivre donc…

* les éoliennes urbaines sont petites, discrètes et de formes très variées. Destinées à se fondre dans le décor d’une ville, elle devraient orner les toits des immeubles et le sommet des réverbères dans les années à venir.