L’UTLN se positionne sur le marché océanologique américain

L’Université de Toulon est récemment partie à la rencontre des acteurs de l’océanologie américaine. Une mission qui a permis de nouer des contacts pour de futurs partenariats sur un marché en forte croissance

L’immensité du territoire, la présence des leaders mondiaux du secteur, les enjeux considérables liés aux « blue technologies » auxquels le pays doit faire face ainsi que les nombreux investissements prévus ces prochaines années font du secteur océanologique américain un marché incontournable à l’international. Le marché des véhicules autonomes sous-marins devrait croître de 211,8 M d’USD en 2016 à 497,9 M d’USD en 2022, avec un taux de croissance annuelle de 15,31%. Tandis que celui de l’équipement de plongée sous-marine mondiale passera de 2,72 Mds d’USD en 2016 à 3,21 Mds d’USD en 2021, à un TCAC de 4,05%.

Consciente de ce potentiel, l’Université de Toulon a participé à une mission organisée, du 13 au 18 févier dernier, conjointement par les deux pôles mer (Bretagne Atlantique et Méditerranée) et Business France, agence d’internationalisation de l’économie française. Une douzaine d’entreprises et d’organismes français avait fait le déplacement à San Diégo et Seattle pour établir des partenariats avec les entreprises et organismes de la côte ouest des États Unis spécialisés dans les technologies maritimes.

« Cette mission nous a notamment permis de participer à l’Oceanology International North America 2017 de San Diego, le plus important salon d’Amérique du Nord dans ce domaine, rencontrer les administrateurs et visiter les ports de Seattle et de San Diego, explique Frédéric Bouchara, vice-président en charge de la valorisation de la Recherche à l’UTLN. Nous avons également rencontrer une équipe de recherche du laboratoire de physique appliquée de Seattle qui développe des technologies marines : robotique, capteurs ... »

La Mer comme identité

Depuis plusieurs années, l’Université de Toulon se construit autour de la thématique de la mer, de l’environnement et du développement durable en en faisant un pôle identitaire fort. À ce titre, le laboratoire MAPIEM a développé, notamment, deux technologies qui ont particulièrement séduit les industriels américains : le MIP-REDOX, un nouveau type de capteur permettant de détecter en temps réel des molécules organiques ciblées (comme un polluant), et le TRIAZOL Antifouling, une molécule innovante présentant à la fois des propriétés anti-fouling (développement de bactéries sur les coques de navires) et anti-corrosion.

Les laboratoires LSIS et PROTEE ont également développé conjointement un ensemble de logiciels de traitement du signal et de l’image ainsi qu’une carte d’acquisition pour la surveillance de l’environnement maritime.