SeaTech a participé à la coupe de France de robotique

Classée 93e sur 160 participants lors de la coupe de France de robotique, l’équipe Seatech a abordée la 22e édition avec de meilleures intentions. Cette année, le thème retenu, robomovies, évoque l’univers du cinéma. Silence, moteur…Ça tourne !

École d’ingénieurs Seatech, bâtiment M. 
Les bruits étouffés de perceuses et de scies glissent le long des murs d’un couloir habituellement calme en cette période de l’année. Dans un atelier, huit étudiants travaillent d’arrache-pied à l’élaboration de leurs robots. Reçue deux semaines plus tôt, l’imprimante 3D tourne à plein régime depuis plusieurs jours, pour confectionner les pièces qui formeront la coque des deux engins. Le temps presse...
La coupe de France de robotique avait lieu ce mercredi 13 mai jusqu’à samedi.

« La majorité des équipes sont dans la même situation que nous. C’était pire l’année dernière, rassure Luc Demarez, président du club de robotique des – élèves – ingénieurs de Seatech (CRIS). Une fois sur place, nous travaillons jours et nuits, dormons peu mais nous y prenons beaucoup de plaisir ».

Malgré la tension et les heures supplémentaires effectuées lors des congés et week-ends, les étudiants arborent toujours ce sourire d’exaltation à l’idée de se frotter aux meilleures équipes françaises de robotique, dans une ambiance survoltée.

Coupe E=M6

Organisée par l’association Planète France, à la Ferté-Bernard, dans la Sarthe, l’ancienne coupe E=M6 est le plus grand rassemblement d’élèves ingénieurs d’Europe. Près de 250 équipes venues de la quasi totalité des écoles d’ingénieurs et IUT de France s’affrontent chaque année autour de défis ludiques, scientifiques et techniques mettant en scène des robots autonomes, en un contre un, dans des rencontres de 90 secondes. L’année dernière, l’équipe Seatech s’était classée 84e sur 168 participants.

« On a eu beaucoup de mal chance », justifie Victor Monfroy, élève de 2e année. « Nos piles se sont déchargées en plein match, des balises sur le terrain ont perturbé notre robot… », cite-t-il encore en exemple.

Monter les marches du palais

Pour le thème de cette année, robomovies, l’équipe Seatech a décidé de présenter deux robots. Tous deux équipés de pinces, le « petit » - équipé de chenilles - est chargé de monter les marches du palais et de dérouler le tapis rouge. Le « grand » - équipé de roues - devra fermer les claps et collecter les pop-corns sur le terrain.
Pas moins de 15 élèves (principalement de première année) ont participé à la fabrication des robots. Au début, deux groupes se sont formés. Chacun son projet. Mais très vite, les cartes ont été rebattues. Chaque élève a alors mis ses connaissances et compétences au service des autres, apportant sa pierre à l’édifice. Robotique, électronique, électricité, mécanique, codage… l’élaboration d’un robot couvre un large spectre de compétences.

« Cela permet de se mettre dans la peau d’un ingénieur et de voir comment on gère un projet réel. C’est gratifiant de concevoir quelque chose de A à Z et de voir le résultat », explique Rémi, étudiant de première année. « Cela nous apprend de nouvelle choses que l’on ne voit pas en cours », renchérit Manon.

Au delà des compétences techniques, il faut une bonne dose de management. Sur place, dans l’hystérie de la compétition, il faut savoir prendre du recul sur les péripéties, temporiser, trouver des solutions et coordonner ses coéquipiers si l’on veut aller loin dans la compétition.

Après quatre jours de compétition intensifs parsemés de problèmes techniques, de déceptions et de joies indicibles, Seatech termine 93e sur 160 équipes. Mais le CRIS reste satisfait de ses performances, avec trois victoires en cinq matches.