Service Ingénierie des Matériaux : une petite plateforme technologique au service des plus grands industriels

Adossé à l’école d’ingénieurs Seatech, le SIM apporte aux entreprises régionales son expertise et son savoir-faire dans l’étude des matériaux et peintures. DCNS, SMAC, THALES, CNIM ou encore ORECA lui font confiance.

Le Service Ingénierie des Matériaux (SIM) va bientôt fêter ses 18 ans et toujours pas de crise d’adolescence. Au contraire, le « bébé » de l’école d’ingénieurs Seatech et du laboratoire MAPIEM (Matériaux Polymères Interfaces Environnement Marin) continue de grandir doucement mais sûrement.

La création du SIM, en 1998, avait pour objectif de valoriser les équipements scientifiques de pointe de l’école d’ingénieurs en répondant aux besoins techniques des industriels : prévoir le comportement d’un matériau et le caractériser, comprendre l’origine d’une avarie.

Edmond Arnaudo est le premier ingénieur recruté.

« L’école venait de se doter d’un microscope électronique à balayage couplé analyse EDS avec cartographie des éléments. L’objectif était d’observer et analyser les matériaux, se remémore l’actuel responsable du SIM. Il y avait une vraie demande de la part des PME car ce matériel de pointe ne se retrouve que dans de grandes entreprises privées ».

A l’époque, les PME varoises devaient faire appel à des entreprises souvent situées hors PACA. Les premières démarches se font par le bouche à oreille mais la reconnaissance de l’expertise et du savoir-faire est immédiate.

De multiples compétences

Docteur, ingénieur ou technicien, ils sont aujourd’hui cinq à constituer une équipe qui a su obtenir la confiance de plus de 120 entreprises pour les accompagner dans leur problématique matériaux et peintures. Parmi elles, SMAC, Transfix, DCNS, Thalès, CNIM ou encore ORECA. Des fidèles de la première heure.

« L’avantage que nous avons, c’est notre parc d’équipements : pyroliseur couplé CPV/SM, IRTF et RMN pour les analyses physico-chimiques, DSC modulée et ATG pour les analyses thermiques, MEB/EDS pour l’observation et l’analyse, DMA et traction pour les essais mécaniques… Une entreprise peut posséder un de ces appareils, rarement l’ensemble, indique encore Edmond Arnaudo. Grâce à ce parc d’équipements, nous sommes capables d’analyser une pièce de différentes manières. »

Le SIM propose également ses compétences dans la mise en œuvre d’essais de vieillissement de peintures selon différentes conditions climatiques (UV, brouillard salin, chocs thermiques, érosion…). Un savoir-faire apprécié par l’industrie marine, notamment certains fabricants de peinture ou la DCNS pour comparer et choisir les revêtements à utiliser.

Formation

Véritable plateforme technologique, le SIM est également l’un des deux seuls centres de formation en France accrédité par l’ACQPA, organisme délivrant la certification internationale FROSIO.
Des fabricants de peinture, Total, STX France, DCNS, la DGA, l’Institut de soudure, General Electric y forment leurs techniciens et ingénieurs comme « inspecteur en anticorrosion par revêtement ACQPA/FROSIO », ou « conducteur de travaux en revêtement anticorrosion de niveau 3 ».

Fort de ce savoir-faire, le SIM veut investir de nouveaux marchés pour continuer de grandir. Cette année, l’entreprise pharmaceutique IPSEN à Signes s’est ajoutée à la liste de clients.