Projets artistiques : Appel à projets

Résidence de création artistique et culturelle à l’Université

L’Université de Toulon a la volonté de s’ouvrir au monde artistique pour que « créateurs » et étudiants se rencontrent.

Elle travaille avec des artistes pour favoriser ces échanges, et soutient des projets artistiques qui permettent cet enrichissement mutuel.

Appel à projet 2016/2017

Depuis 3 ans, des projets d’artistes varois (onglets ci-dessous) ont reçu le soutien de l’établissement pour favoriser la rencontre des artistes, des œuvres et des étudiants au cours d’une résidence de création artistique.

Toujours dans cette démarche, pour concrétiser officiellement sa volonté d’accompagner la culture, d’en faire un véritable enjeu au sein de son territoire, l’université de Toulon lance pour 2016/2017 un appel à projet à tous les artistes varois qui souhaiteraient tenter l’aventure. Celle de mener un projet avec la participation d’étudiants pendant une année universitaire.

L’Université de Toulon reçoit le soutien financier de la DRAC PACA (Direction Régionale des Affaires Culturelles de la Région) pour cet appel.

Contact : Service Vie étudiante - Ludmila Veillard
Campus Toulon - bât PI - FA 301
04 83 36 63 92 - Email : vie.etudiante univ-tln.fr

Année 2015/2016

Un mercredi midi, sur les jardins suspendus du bâtiment PI, campus de Toulon – Porte d’Italie. Tandis que les étudiants pique niquent et se détendent, baignés une dernière fois par la douce chaleur du soleil, cinq danseurs avancent d’un pas étrange le long des coursives. Ils rampent au sol, se hissent le long de la barrière de sécurité, se plaquent aux vitres du plot Coudon, tournoient, happent et embrassent ceux qui se trouvent devant eux, s’enduisent de crème, jettent des cotillons et s’en barbouillent le visage au son d’une sono maîtrisée par leur musicien. À l’occasion de la semaine « Ça bouge à l’Université », la compagnie ArtMacadam a offert une performance dansée saisissante.

Performance live en public
Rendez-vous le jeudi 24 mars 2016 à 19h30 sur le parvis de la faculté de Droit à Toulon pour voir en face les étudiants et les artistes animer les 5 étages de la façade du nouveau bâtiment de l’Université (Pi- plot BAOU).
Vidéo, danse, musique et théâtre pendant 40 min.
Page Facebook #SiseulementUTLN

ArtMacadam c’est au départ l’histoire de Hélène Charles et Wilfrid Jaubert. Deux danseurs qui ont éprouvé l’envie irrépressible de faire partager leur passion.

« La parole, les gestes du quotidien, les paysages, les espaces… Tout est prétexte à danser, explique Hélène. Très vite on s’est ouvert à tous les arts : vidéo, musique, arts plastiques… Souvent nos créations se nourrissent d’artistes qui ont d’autres médiums. Elles se nourrissent de rencontres. »

Si seulement on voyait ce que l’on fait

Leur travail questionne le quotidien et les espaces inhabituels : les monuments historiques comme la rue, les vitrines de magasin comme les bouches de métro ou les ports. Le répertoire n’est jamais totalement écrit, toujours réinterprété en fonction des lieux, de l’espace et des objets à disposition, du ressenti, du calme ou de la torpeur d’un espace, de la clarté de l’été ou de l’obscurité de la nuit transpercée par les néons de la ville. Assister cent fois à un spectacle d’ArtMacadam c’est assister à cent pièces différentes.

« Ce n’est pas un hasard si nous travaillons aujourd’hui avec l’Université de Toulon, soulignent les deux danseurs qui ont su séduire l’UTLN suite à l’appel à création artistique lancé en janvier 2015.

Leur projet Si Seulement on voyait ce que l’on fait prévoit d’investir le bâtiment PI en montrant à l’extérieur la vie qui s’écoule à l’intérieur avec force de projections vidéo, sons, lumières et danses. La façade vitrée du plot Baou qui fait face à l’esplanade de la faculté de Droit sera le théâtre d’un happening au Printemps de l’Université en mars 2016.

De novembre à mars, Hélène et Wilfrid proposeront des ateliers de danse à tous les étudiants intéressés par l’écriture d’un scénario chorégraphique s’inspirant de la vie quotidienne entre ces murs. En parallèle, des ateliers de création vidéo, de musique (bande sonore) et de lumière seront dispensés. Chacun d’eux sera travaillé indépendamment des autres pour laisser place à une part d’improvisation. Puis viendra le temps d’une mise en commun des recherches pour présenter une création unique.

Ouvert à tous

Tous les étudiants, quelle que soit leur filière, leur compétence, leur langue ou leur degré de mobilité peuvent participer. La compagnie travaille régulièrement avec des personnes à mobilité réduite, comme lors de leur performance au bâtiment PI, ce mercredi de la Semaine Ça Bouge, où Edu Oliveira, un danseur paraplégique les avait accompagné. Tout le monde peut participer à son échelle : au long cours ou ponctuellement, performer ou aider à la logistique, la technique. Que l’on soit professionnel ou amateur.

Travailler avec des étudiants sans expérience serait un pari risqué ? Qu’importe. C’est le jeu après tout. Le résultat final dépendra aussi du degré d’investissement des étudiants.

« Les plus belles émotions ne sont pas dans les théâtres mais dans les salles de travail, sourit malicieusement Wilfrid. Il y aussi une fragilité qui se révèle. Parfois ceux qui pensent ne pas pouvoir, offrent quelque chose de superbe à voir. »

Année 2014/2015

"La profondeur de la légèreté", projet artistique 2014/2015

L’UTLN propose à ses étudiants de participer au processus de création d’une œuvre, en soutenant des projets artistiques. Cette année, c’est la compagnie varoise Grand Bal qui travaille avec eux, à la fois sur les aspects chorégraphiques et numériques.

La fumée rouge, balayée de faisceaux lumineux, inonde la scène. Les corps en tension évoluent au son d’une musique planante, par-dessus laquelle on perçoit le frottement des pieds sur le sol. « Avancez encore ! Passez sur le côté ! » Dans la salle de spectacle presque vide de l’Espace des Arts, au Pradet, les danseurs répètent et interprètent les indications de la chorégraphe Isabelle Magnin, de la compagnie Grand Bal.

Son projet artistique « La Profondeur de la légèreté », qu’elle a proposé avec l’artiste Michaël Varlet, alias « Caillou », a été retenu par l’UTLN pour l’année 2014-2015. Depuis 2013, l’UTLN travaille en effet avec des artistes locaux en soutenant un projet artistique où les étudiants sont partie prenante.

« Ce dispositif permet aux étudiants de rencontrer le processus de création d’une œuvre et les artistes », constate Ludmila Veillard, responsable du service Vie étudiante, en charge de la commission culture.

Créer à partir d’improvisations

« La Profondeur de la légèreté » implique à la fois des danseurs professionnels ou en voie de professionnalisation et des étudiants aux parcours divers, comme Oliana. En 2e année de Licence de STAPS, elle connaît bien l’univers de la danse, qu’elle pratique en loisir et dans le cadre de ses études à travers la spécialité Danse.

« Au début, je n’osais pas proposer des choses. L’univers dans lequel j’évolue par ailleurs est très différent, j’exécute la plupart du temps. »

Une approche loin de la façon de travailler d’Isabelle Magnin :

« Nous créons à partir d’improvisations, avec les professionnels comme avec les étudiants. »


Et celle-ci de compléter :

« Si mes demandes peuvent être sensiblement différentes auprès des étudiants, je les aide à développer une qualité qui est la leur, sans pour autant faire de la pédagogie ! »

Résidences d’artistes

Après un premier travail au Pôle Jeune Public au Revest fin août, les danseurs ont été accueillis en résidence à l’Espace des Arts, fin octobre, pour une dizaine de jours. Un processus créatif que Marisa, doctorante au laboratoire Babel et danseuse au conservatoire de Toulon, compare à celui qu’elle mène en thèse :

« La démarche est presque la même que pour la recherche intellectuelle. En revanche, le projet n’est pas le mien, et je dois accepter que certaines de mes propositions ne soient pas gardées, que d’autres soient ajoutées ou transformées… Ce n’est pas toujours évident ! »

Intérêts pédagogiques

Isabelle Plasseraud est responsable de la spécialité Danse à l’UFR STAPS. Outre une approche historique et analytique de la culture chorégraphique, son cours prépare les étudiants à enseignent la danse en s’adaptant à tel ou tel public. Elle les encourage à se confronter à d’autres esthétiques dansées que la sienne, comme le permet Grand Bal.

« J’ai aussi prolongé cette expérience en demandant aux étudiantes impliquées d’intervenir pédagogiquement dans une classe qui verra le spectacle en séance scolaire », explique Isabelle Plasseraud.


Les jeunes femmes feront ainsi découvrir le travail de composition chorégraphique à la classe de CM2 de l’école Pagnol du Pradet.
Les étudiants de la licence professionnelle TAIS, spécialité TSCA* d’Ingémédia, participent également au processus créatif, via un web-projet qui sera diffusé au Printemps de l’université 2015. Ils sont encadrés par « Caillou » et Elyzabeth Cirefice, leur enseignante, dans le cadre du cours sur les questions de « théâtre et technologies ».

« J’ai saisi l’opportunité de débuter ce cours par une immersion dans la création. Ce projet, mettant en lien nouvelles technologies et spectacle vivant, a permis de lever toutes les questions fondamentales que je reprendrai en cours théorique. »


Et celle-ci d’insister : « Ce va-et-vient entre plongée dans le concret d’une réalisation en cours (jusqu’à la présentation publique) et théorie est une très bonne méthodologie de travail, qui a suscité la curiosité et l’intérêt des étudiants. » Ceux-ci réaliseront la captation vidéo de la représentation et seront accompagnés lors du montage par les créateurs.

Informations pratiques

« La Profondeur de la légèreté », Espaces des Arts, Le Pradet. Vendredi 5 décembre à 14h30 pour les scolaires et à 20h30 pour le grand public. Le service Vie étudiante met en vente 20 places à 1 euro.

* Licence professionnelle Techniques et Activités de l’Image et du Son (TAIS), spécialité Technologies Créatives pour le Son et les Arts du Spectacle (TCSA).


Crédits : " La Profondeur de la Légèreté" d’Isabelle Magnin et " Caillou" Michaël Varlet Photo : " Caillou" Michaël Varlet

Suite à la création du spectacle à l’Espace des arts au Pradet, cinq étudiants de licence professionnelle TSI d’Ingemedia (Techniques du son et de l’image) ont continué l’aventure en proposant une vidéo à partir de leur captation du spectacle.
Alexandre, Kévin, Quentin, Loïc et Philippe, accompagnés des artistes « Caillou » Mickaël Varlet et Isabelle Magnin ont permis au public de découvrir Telomedia en s’immergeant dans la création vidéo du spectacle.

film© « Caillou » Mickaël Varlet :

Mapping Immersif "La Profondeur de la Légèreté" Cie Grand Bal from caillou mv on Vimeo.

Année 2013/2014

"Habiter sa ville", le projet artistique 2013 – 2014

Dans la perspective de l’ouverture du nouveau pôle universitaire en centre-ville de Toulon et de l’arrivée de 1500 étudiants dans ces nouveaux locaux, deux artistes toulonnais font vivre un processus de création artistique à des étudiants.

Proposé par Benoît Bottex, de l’association Legom, et Julien Carbone, de l’association Regenessis, le projet « Habiter sa ville » prend forme autour d’une maquette augmentée poétique, utopique, sensible mais connectée au réel.
À travers ce projet, les étudiants pourront mieux cerner la géographie, les proportions et les enjeux de la circulation dans la cité.

Suivez l’avancée du projet « Habiter sa ville » sur le site web de Metaxu