Projets artistiques

L’Université de Toulon a la volonté de s’ouvrir au monde artistique pour que « créateurs » et étudiants se rencontrent.

Elle travaille avec des artistes locaux pour favoriser ces échanges, et soutient des projets artistiques qui permettent cet enrichissement mutuel.

Année 2013/2014

"Habiter sa ville", le projet artistique 2013 – 2014

Dans la perspective de l’ouverture du nouveau pôle universitaire en centre-ville de Toulon et de l’arrivée de 1500 étudiants dans ces nouveaux locaux, deux artistes toulonnais font vivre un processus de création artistique à des étudiants.

Proposé par Benoît Bottex, de l’association Legom, et Julien Carbone, de l’association Regenessis, le projet « Habiter sa ville » prend forme autour d’une maquette augmentée poétique, utopique, sensible mais connectée au réel.
À travers ce projet, les étudiants pourront mieux cerner la géographie, les proportions et les enjeux de la circulation dans la cité.

Suivez l’avancée du projet « Habiter sa ville » sur le site web de Metaxu

Année 2014/2015

"La profondeur de la légèreté", projet artistique 2014/2015

L’UTLN propose à ses étudiants de participer au processus de création d’une œuvre, en soutenant des projets artistiques. Cette année, c’est la compagnie varoise Grand Bal qui travaille avec eux, à la fois sur les aspects chorégraphiques et numériques.

La fumée rouge, balayée de faisceaux lumineux, inonde la scène. Les corps en tension évoluent au son d’une musique planante, par-dessus laquelle on perçoit le frottement des pieds sur le sol. « Avancez encore ! Passez sur le côté ! » Dans la salle de spectacle presque vide de l’Espace des Arts, au Pradet, les danseurs répètent et interprètent les indications de la chorégraphe Isabelle Magnin, de la compagnie Grand Bal.

Son projet artistique « La Profondeur de la légèreté », qu’elle a proposé avec l’artiste Michaël Varlet, alias « Caillou », a été retenu par l’UTLN pour l’année 2014-2015. Depuis 2013, l’UTLN travaille en effet avec des artistes locaux en soutenant un projet artistique où les étudiants sont partie prenante.

« Ce dispositif permet aux étudiants de rencontrer le processus de création d’une œuvre et les artistes », constate Ludmila Veillard, responsable du service Vie étudiante, en charge de la commission culture.

Créer à partir d’improvisations

« La Profondeur de la légèreté » implique à la fois des danseurs professionnels ou en voie de professionnalisation et des étudiants aux parcours divers, comme Oliana. En 2e année de Licence de STAPS, elle connaît bien l’univers de la danse, qu’elle pratique en loisir et dans le cadre de ses études à travers la spécialité Danse.

« Au début, je n’osais pas proposer des choses. L’univers dans lequel j’évolue par ailleurs est très différent, j’exécute la plupart du temps. »

Une approche loin de la façon de travailler d’Isabelle Magnin :

« Nous créons à partir d’improvisations, avec les professionnels comme avec les étudiants. »


Et celle-ci de compléter :

« Si mes demandes peuvent être sensiblement différentes auprès des étudiants, je les aide à développer une qualité qui est la leur, sans pour autant faire de la pédagogie ! »

Résidences d’artistes

Après un premier travail au Pôle Jeune Public au Revest fin août, les danseurs ont été accueillis en résidence à l’Espace des Arts, fin octobre, pour une dizaine de jours. Un processus créatif que Marisa, doctorante au laboratoire Babel et danseuse au conservatoire de Toulon, compare à celui qu’elle mène en thèse :

« La démarche est presque la même que pour la recherche intellectuelle. En revanche, le projet n’est pas le mien, et je dois accepter que certaines de mes propositions ne soient pas gardées, que d’autres soient ajoutées ou transformées… Ce n’est pas toujours évident ! »

Intérêts pédagogiques

Isabelle Plasseraud est responsable de la spécialité Danse à l’UFR STAPS. Outre une approche historique et analytique de la culture chorégraphique, son cours prépare les étudiants à enseignent la danse en s’adaptant à tel ou tel public. Elle les encourage à se confronter à d’autres esthétiques dansées que la sienne, comme le permet Grand Bal.

« J’ai aussi prolongé cette expérience en demandant aux étudiantes impliquées d’intervenir pédagogiquement dans une classe qui verra le spectacle en séance scolaire », explique Isabelle Plasseraud.


Les jeunes femmes feront ainsi découvrir le travail de composition chorégraphique à la classe de CM2 de l’école Pagnol du Pradet.
Les étudiants de la licence professionnelle TAIS, spécialité TSCA* d’Ingémédia, participent également au processus créatif, via un web-projet qui sera diffusé au Printemps de l’université 2015. Ils sont encadrés par « Caillou » et Elyzabeth Cirefice, leur enseignante, dans le cadre du cours sur les questions de « théâtre et technologies ».

« J’ai saisi l’opportunité de débuter ce cours par une immersion dans la création. Ce projet, mettant en lien nouvelles technologies et spectacle vivant, a permis de lever toutes les questions fondamentales que je reprendrai en cours théorique. »


Et celle-ci d’insister : « Ce va-et-vient entre plongée dans le concret d’une réalisation en cours (jusqu’à la présentation publique) et théorie est une très bonne méthodologie de travail, qui a suscité la curiosité et l’intérêt des étudiants. » Ceux-ci réaliseront la captation vidéo de la représentation et seront accompagnés lors du montage par les créateurs.

Informations pratiques

« La Profondeur de la légèreté », Espaces des Arts, Le Pradet. Vendredi 5 décembre à 14h30 pour les scolaires et à 20h30 pour le grand public. Le service Vie étudiante met en vente 20 places à 1 euro.

* Licence professionnelle Techniques et Activités de l’Image et du Son (TAIS), spécialité Technologies Créatives pour le Son et les Arts du Spectacle (TCSA).


Crédits : " La Profondeur de la Légèreté" d’Isabelle Magnin et " Caillou" Michaël Varlet Photo : " Caillou" Michaël Varlet