Conférence : “‘So was it a case of bad timing ?’ The American Revolution in Hugh Hudson’s Revolution, 1985” « Benedict Arnold : Janus de la Révolution américaine ? »

Mardi 24 mars 2026 à 17h
Bâtiment Y • Salle Y.104
Campus de La Garde

Le séminaire transversal consacré au thème « Représenter les tournants de l’histoire » consacre une séance à la Révolution américaine dans une année marquée par le 250e anniversaire de la Déclaration d’Indépendance, votée par le Congrès Continental le 4 juillet 1776.

Présentation des interventions et des intervenants

“‘So was it a case of bad timing ?’ The American Revolution in Hugh Hudson’s Revolution, 1985”

Hugh Hudson’s film Revolution, released in 1985, was a notorious box-office failure, partly owing to its bleak portrayal of the American Revolution as a violent, chaotic struggle, achieving questionable results in matters of social progress. While independence from Britain was won, the film suggests that very little changed for the ordinary people who were caught up in the turbulent course of revolutionary events and suffered their way through the Revolution’s unfolding. Tom Dobbs, the protagonist, played by Al Pacino, is the symbol of an underclass of citizens, unwillingly forced to join the patriotic cause only to end up dispossessed of any rewards by speculating American elites. By focusing on class struggles, military hardship, women, Native Americans, loyalists, and (much more marginally) enslaved populations, Hudson’s film appears to “decenter” narratives of the American Revolution in ways that seem more finetuned with recent historiographic trends than with the cultural context of its time of production. Highlighting the unfortunate timing of the film’s release, this talk attempts a partial rehabilitation of Revolution, arguing that Hudson’s anti-war production was ultimately more historian-friendly than audience-friendly, particularly in the context of Reaganite America.

Francesca Genesio was appointed Associate Professor in American history at Aix-Marseille Université in September 2023. Her doctoral dissertation, entitled “Philip Mazzei : a ‘Citizen of the Atlantic World in Revolutionary Times (1773-1791) ?”, was defended in March 2022. Her current projects involve the publication of a volume on Philip Mazzei as well as the study of the cinematic representations of the American Revolution.

« Benedict Arnold : Janus de la Révolution américaine ? »

Le nom de Benedict Arnold soulève encore aujourd’hui aux Etats-Unis des vagues de réprobation générale, alors même que le personnage a vécu au temps de la Révolution américaine, il y a 250 ans. Il est honni et abhorré comme étant l’archétype même du traître dont la perfidie a failli provoquer la défaite des armes américaines et donc l’échec d’une révolution entamée pour une noble cause, la fin de l’arbitraire royal, incarné par George III, et l’installation une nation libre et républicaine sur l’autre rive de l’Océan Atlantique. Figure diabolique, il a servi d’utile repoussoir, et ses biographes, pendant une longue période, l’ont assimilé à l’Antéchrist dans une nation dont l’émergence devait beaucoup à la main de Très-Haut. Une historiographie plus récente s’est attachée à un réexamen de ce qui a été largement perçu comme une anomalie de l’histoire américaine, pour expliquer, sinon pardonner, les méfaits du personnage. Cette communication fait le point sur cette question en convoquant les ouvrages imprimés mais également la mise à l’écran de l’un d’entre eux censée conduire à une réévaluation de la Révolution américaine, de ses succès et des ses carences.

Gérard Hugues est professeur émérite à l’université d’Aix Marseille. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la période révolutionnaire. Parmi ses dernières publications, la traduction en trois volumes du Journal de Gouverneur Morris publiés aux éditions Droz (2016, 2020, 2022).