Mission en mer des étudiants du master Sciences de la mer

Comme tous les ans à cette même période, les étudiants de première année du master Sciences de la Mer ont effectué des missions en mer dans le cadre de leur cursus, sur un bateau de la flotte océanographique française (opérée par l’IFREMER), du 18 au 25 février (week-end inclus !), alternant entre des prélèvements en mer et des séances de travaux pratiques à terre, dans les laboratoires de l’université, pour extraire, filtrer, analyser les échantillons recueillis. Le départ des missions s’effectue depuis la base de l’IFREMER de la Seyne-sur-Mer.

Cette année, le bateau utilisé a été le Téthys II, un navire océanographique de 25m de long pouvant accueillir 8 scientifiques et étudiants à bord (en période COVID, et 12 personnes en période « normale »). Les missions se sont principalement déroulées dans la grande rade de Toulon et au large du cap Sicié. Monter sur ce type de bateau océanographique est une expérience forte pour les étudiants, d’autant plus qu’obtenir du temps de mer avec ces bateaux est loin d’être aisé : ils sont tellement utilisés par la communauté océanographique que le dossier de réservation doit se faire un an à l’avance, sans garantie de dates ! L’équipe pédagogique prépare donc cette mission d’une année sur l’autre, une préparation de longue haleine, mais systématiquement récompensée par la très bonne implication des étudiants pour cette période unique de leur cursus.
Cette année le Mistral a soufflé quasiment tous les jours pendant la mission mais cela n’a pas découragé l’équipe ! Une seule journée a été annulée pour des raisons de sécurité, l’ensemble du Var étant en alerte Jaune Vent violent.

Cette mission en quelques chiffres :

  • 31 étudiants de Master 1 Sciences de la Mer et 7 étudiants de Licence Physique-Chimie sont montés à bord du bateau.
  • 22 mesures de profils verticaux de la colonne d’eau effectués
  • 16 prélèvements d’eau de surface
  • 140 litres d’eau de mer filtrés
  • 5 déploiements de filet à plancton
  • 7 trajectoires de flotteurs dérivants déployés quotidiennement.

Parmi ces 8 journées intenses, les étudiants du master travaillent en se répartissant les diverses tâches d’analyse, ceci permettant le mélange des parcours entre eux, favorisant ainsi l’approche pluridisciplinaire physique-chimie-biologie qui est une des volontés de cette formation. Les étudiants finissent cette période par une restitution orale des travaux par sous-groupe, devant l’équipe pédagogique constituée principalement de B. Zakardjian, V. Sanial, Y. Ourmieres, V. Lenoble, J.-F. Briand et J.-L. Jamet, tous enseignants-chercheurs au MIO et au MAPIEM, ainsi que C. Dignan et F. Drouet, toutes deux doctorantes au MIO.