Étudiante en Master 2 de droit social à l’Université de Toulon, Kalina Lakova a choisi de s’impliquer cette année dans le buddy program, un dispositif d’accueil et d’accompagnement des étudiants internationaux. Elle revient ici sur cette expérience humaine riche de sens, au cœur de son engagement étudiant valorisé par la cérémonie de mise à l’honneur de l’université.
Kalina, pouvez-vous nous parler de votre engagement étudiant ?
Cette année, j’ai participé au buddy program, mis en place par la Direction des Relations Internationales (DRI). J’ai été mise en contact avec un étudiant norvégien qui venait tout juste d’arriver à Toulon. Mon rôle était de l’aider dans ses démarches administratives et son intégration, même en dehors de l’université, mais rapidement une vraie complicité s’est installée naturellement. Nous avions beaucoup de points communs : il avait étudié en Australie, moi j’y avais voyagé récemment, et nous avions le même âge. Cela nous a permis d’échanger sur des expériences de la vie.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à ce programme ?
Je pense que c’est un mélange de vécu personnel et de conviction. Moi-même, je ne suis pas Française d’origine. Je sais ce que c’est que d’arriver dans un pays inconnu, de ne pas comprendre le système, de se sentir un peu perdue. J’ai voulu aider une personne qui est dans la même situation que je ne l’ai été il y a 8/9 ans. Et puis au début de l’année, l’association étudiante dont je suis trésorière était encore en création, donc ce programme était aussi une manière concrète pour moi de m’impliquer immédiatement.
Comment cette rencontre vous a-t-elle enrichie sur le plan personnel ?
J’ai toujours été curieuse des cultures étrangères. À travers nos échanges, j’ai découvert un peu de la Norvège, de ses traditions. On s’est surtout vus lors de différents événements mis en place par la DRI durant l’année, on s’est rapprochés et même avec les autres étudiants internationaux. Il ne s’agissait pas seulement de l’aider, mais aussi de créer une relation de confiance.
Un souvenir particulier vous vient-il en tête ?
Certaines démarches administratives en ligne demandent un numéro de sécurité sociale ou un titre de séjour, ce que les étudiants étrangers n’ont pas toujours tout de suite. Cela a été compliqué parfois pour lui de prendre contact avec l’administration. J’ai fait de mon mieux pour l’aider à contourner ces blocages, les démarches étaient longues mais cela s’est bien passé au final.
Comment avez-vous concilié cet engagement avec vos études ?
Il faut savoir s’organiser, gérer ses priorités. Mais ce n’est pas insurmontable. En Master 2, on travaille souvent en groupe, donc on apprend à gérer notre temps efficacement. Cet engagement ne m’a jamais semblé comme une contrainte. Au contraire, il m’a apporté un équilibre, une ouverture qui, je crois, m’a aussi aidée dans mes études.
Que représente pour vous la cérémonie de mise à l’honneur de l’engagement étudiant ?
C’est une belle reconnaissance, ça permet de se sentir valorisé. Dans certaines filières, comme la mienne, où il n’y a pas de session de rattrapage, une bonification peut compter. Mais pour moi, ce qui prime, c’est l’envie de s’engager auprès de la personne, l’aide que l’on apporte et la plaisir. Le reste, c’est un bonus.
Recommanderiez-vous à d’autres étudiants de s’engager de cette manière ?
Oui, vraiment. Ce n’est pas juste pour ajouter une ligne sur un CV. Il faut aimer aller vers l’autre, être curieux, à l’écoute. Et je crois que pour mon filleul aussi, cela a été marquant. On est toujours en contact aujourd’hui.