Coorganisée par l’Université de Toulon et la DGA Techniques navales, avec le soutien de la Marine nationale et de TVT, la huitième édition d’i-Naval a une nouvelle fois mis en lumière des technologies innovantes tout en soulignant le caractère fondamental de la collaboration entre expertise technique, opérationnels, industrie, le monde académique et la recherche. Parmi les 650 invités, plus de 150 entreprises étaient présentes cette années pour découvrir les 20 innovations retenues. Prix I-naval 2026 de la Région Sud, la société Astræa Marine a notamment bénéficié du soutien de l’Université de Toulon dans l’élaboration de son projet et les premiers essais techniques.
Depuis plusieurs décennies, l’Université de Toulon développe des compétences scientifiques étroitement liées aux enjeux maritimes, navals et de souveraineté. Elle occupe aujourd’hui une place singulière au sein d’un écosystème régional qui rassemble la Marine nationale, la DGA, les grands industriels de la défense et un tissu dense de PME innovantes.
Cette capacité à faire dialoguer recherche académique et besoins opérationnels constitue l’un des marqueurs forts de son positionnement. L’Université ne se limite pas à produire de nouvelles connaissances : elle permet également aux entreprises d’accéder à des expertises, des infrastructures et des retours d’expérience qui accélèrent la maturation des projets et réduisent les risques technologiques.
Trois innovations présentées lors d’i-Naval illustrent particulièrement cette dynamique.
La société Astræa Marine développe ainsi STOÏC, une plateforme navale autonome de nouvelle génération destinée à opérer durablement en mer agitée. Les premiers prototypes ont notamment bénéficié des capacités d’essais du bassin à houle de l’école d’ingénieurs SeaTech et d’analyse du laboratoire IMATH, étapes décisives dans le développement de cette technologie. Cette collaboration a contribué à faire émerger une solution aujourd’hui reconnue au niveau régional, Astræa Marine ayant reçu le Prix i-Naval 2026 de la région Sud.
« Astraea représente exactement ce que nous voulons voir émerger davantage encore dans notre région. Une entreprise innovante, ancrée dans son territoire, capable de développer des technologies stratégiques à fort potentiel et profondément engagée dans notre écosystème régional de défense et d’innovation », a souligné François de Canson, vice-président à la Région Sud
Autre exemple, le projet JULIUS, porté par un consortium d’entreprises réunissant Original Custom Components, SEDI-ATI, ROV-Expert et DAT Solutions. Ce nouveau concept de véhicule sous-marin filoguidé destiné à contrer les menaces de surfaces a intégré une électronique développée en collaboration avec le laboratoire IM2NP et la plateforme SmioT de l’Université de Toulon. Cette coopération a permis de mobiliser des compétences scientifiques au service d’une innovation conçue pour répondre rapidement à des besoins opérationnels concrets.
Enfin, la société Pair Work a présenté IRMA, une solution de prévision de la visibilité infrarouge à l’échelle mondiale. Cette technologie s’appuie directement sur des travaux menés au sein de l’Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO) de l’Université de Toulon. En valorisant plusieurs années de recherche sur la modélisation des aérosols marins, IRMA démontre comment la recherche publique soutien la création d’applications à forte valeur stratégique et la capacité d’innovation permettant de répondre aux besoins de souveraineté française.
Positionnement clé de l’Université de Toulon
Au-delà de ces réalisations, i-Naval confirme le positionnement clé de l’Université de Toulon dans les innovations duales, civiles et de défense. La signature d’un accord de partenariat avec le cluster EDEN, qui fédère près de 300 entreprises de la défense et de la sécurité, témoigne de cette volonté commune de renforcer les synergies entre recherche, formation et industrie.
Dans une région qui concentre des compétences uniques dans les domaines maritime, naval et de défense, l’Université de Toulon poursuit ainsi sa mission : accompagner l’émergence des technologies de demain, former les talents dont les entreprises ont besoin et contribuer au rayonnement d’un écosystème reconnu parmi les plus dynamiques de France.







