L’Université de Toulon a établi la stratégie immobilière pluriannuelle de l’Université de Toulon (SPSI) pour la période 2025-2030, incluant diagnostics, projets et orientations patrimoniales.
> Diagnostic du précédent SPSI
Le précédent SPSI a permis de moderniser le parc immobilier et d’améliorer la performance énergétique, malgré des problématiques persistantes.
- La zone est inondable sur la partie Est du campus La Garde.
- L’accessibilité des bâtiments reste incomplète.
- 11 toitures nécessitent des travaux importants, avec des défauts d’étanchéité.
- Investissements majeurs requis pour les espaces extérieurs, voiries, réseaux, et parkings.
- La stratégie a porté sur la rénovation, la transition énergétique, l’optimisation des locaux, la valorisation immobilière, et des projets comme Ecocampus.
- Réalisations majeures : déconstruction et reconstruction de bâtiments, équipements d’énergie renouvelable, rénovation de toitures, aménagements extérieurs, études pour nouveaux projets.
- Certains projets, comme la création d’ouvrages hydrauliques ou la réhabilitation de l’amphi 400, sont en cours ou en planification.
- Difficultés de financement et de ressources humaines possibles pour la mise en œuvre.
Le patrimoine comprend 41 bâtiments totalisant 84 071 m² SUB, répartis sur 4 sites, avec une croissance modérée des surfaces et une population étudiante stable. Plus de 65 % des surfaces sont dédiées à l’enseignement et la recherche, avec une légère baisse de la part d’enseignement. Le coût pour maintenir le patrimoine en bon état sur 5 ans est estimé à 25,6 M€ HT, avec un état de vétusté « tolérable ». Plus de 38 bâtiments disposent d’un diagnostic amiante, avec 10 bâtiments en bon état d’amiante, 27 sans matériaux amiantés, et un bâtiment suspect.
L’université a réalisé un état des lieux de ses consommations et de ses performances énergétiques, environnementales et financières pour orienter sa stratégie future.
> Stratégie de l’établissement
L’université planifie une nouvelle stratégie immobilière pour répondre aux enjeux climatiques, sociaux et pédagogiques, en s’appuyant sur un diagnostic complet.
- La stratégie s’articule autour de la rénovation, de la modernisation, et de la création de nouveaux espaces pour la vie étudiante, la recherche, et l’administration.
- Des projets phares incluent l’opération Écocampus, la rénovation de l’amphithéâtre, et la création de campus urbains et centres-ville.
- La poursuite des investissements vise à maintenir un patrimoine dans un état « tolérable » face aux risques techniques et réglementaires.
- La stratégie intègre la gestion durable, la renaturation, la végétalisation, et la réduction de l’impact environnemental.
- La propriété du patrimoine reste majoritairement publique, avec une volonté de sécuriser la propriété pour préserver la cohérence des campus.
- Des opérations spécifiques concernent la désimperméabilisation, la végétalisation, la gestion des eaux pluviales, et l’amélioration de la mobilité douce.
Moyens humains et organisationnels
L’université dispose d’un personnel dédié à la gestion immobilière, à l’asset management, au property management, et au facility management, avec 60 agents.
- La gestion stratégique est assurée par la Directrice du Patrimoine, en lien avec plusieurs directions.
- La gestion technique et financière est concentrée au sein de la DPST, avec un renforcement récent par un Energy Manager.
- La gestion opérationnelle inclut l’entretien, la maintenance, et la sécurité, avec une régie interne efficace.
- La gestion de projet est assurée par une équipe limitée, ce qui limite la capacité à multiplier les opérations.
- Des compétences à développer concernent le BIM, la modélisation financière, la maîtrise d’œuvre, et les équipements techniques.
- La difficulté de recrutement et le turnover élevé impactent la continuité des compétences clés.
Système d’information immobilier
L’université utilise depuis 2012 le logiciel ATAL 2 pour la GMAO, intégrant la maintenance, la sécurité, et la gestion des incidents.
- La GED amiante et le logiciel ALLFA 2007 sont en place, avec un projet de remplacement par Active 3D de Sopra Steria.
- La transition vers un nouveau logiciel est en cours, pour améliorer la gestion patrimoniale et la digitalisation.
- La gestion des données patrimoniales est assurée par un agent dédié, avec une volonté d’intégration future des systèmes.
Articulation entre diagnostic et stratégie
Le diagnostic complet permet d’orienter la stratégie immobilière, en identifiant les priorités d’investissements et de rénovations.
- La poursuite des investissements est nécessaire pour maintenir le patrimoine dans un état « tolérable ».
- La stratégie doit prendre en compte la maîtrise des risques techniques, réglementaires, et environnementaux.
- La vision à long terme vise à adapter les campus au changement climatique et aux nouveaux besoins pédagogiques et de recherche.
Stratégie d’intervention et priorités
L’université souhaite maintenir et moderniser ses bâtiments, en priorisant la prévention et la réduction des risques.
- La rénovation des toitures, la mise aux normes, et la solarisation sont des axes clés.
- La performance énergétique et environnementale est une priorité, avec des opérations programmées jusqu’en 2030.
- La gestion de l’amiante, de l’accessibilité, et de la sécurité incendie est renforcée.
- La transition vers des modes de travail modernes, avec décloisonnement, modularité, et espaces de convivialité, est en réflexion.
- La stratégie environnementale inclut la végétalisation, la gestion de l’eau, et l’utilisation de matériaux biosourcés.
Segmentation et évolution des campus
Les campus de La Garde, Toulon, Draguignan, et Saint-Raphaël sont segmentés selon leur usage et leur état.
- La majorité des bâtiments sont à conserver, avec certains à quitter ou à déconstruire.
- La stratégie prévoit la démolition ou la réhabilitation de bâtiments vétustes, notamment dans le cadre du projet Écocampus.
- La création de nouveaux espaces, notamment en centre-ville, vise à renforcer l’attractivité et la vie étudiante.
- La mutualisation d’espaces avec le CROUS et d’autres partenaires est envisagée pour optimiser l’utilisation des surfaces.
Pilotage et suivi du SPSI
Le suivi des projets immobiliers et énergétiques est essentiel pour respecter les délais et budgets.
- La planification intègre la priorisation des travaux, la gestion des risques, et la coordination avec les partenaires.
- La stratégie doit s’adapter aux évolutions réglementaires, financières, et techniques pour assurer la pérennité des investissements.
Le pilotage opérationnel du SPSI est assuré par la Direction du Patrimoine et des Services Techniques, avec un comité mensuel pour suivre la mise en œuvre.
- La Direction propose chaque année une feuille de route intégrant les priorités du SPSI.
- Le comité patrimoine, composé de membres clés (Président, vice-président CA, DGS, etc.), se réunit tous les mois.
- Il assure le suivi des questions patrimoniales et la mise en œuvre du SPSI.
Stratégie d’adaptation climatique et aménagement
L’université souhaite continuer à adapter le campus aux changements climatiques et améliorer la qualité de vie.
- Focus sur le confort d’été pour étudiants et personnel face à l’augmentation des périodes de chaleur.
- Aménagement des espaces extérieurs en partenariat avec la ville et la métropole.
- Adaptation des locaux pour répondre rapidement aux évolutions des usages de la recherche et de l’enseignement.
- La réflexion sur ces stratégies se poursuivra après la période du SPSI 2025-2030.
> Projections stratégiques au-delà du SPSI 2025-2030
L’université prévoit de poursuivre et d’étendre ses projets immobiliers et d’adaptation climatique après 2030.
- La continuation de l’opération Écocampus au-delà de 2025-2030.
- Nouvelles opérations immobilières : restructuration légère des bâtiments V et V1, création de kiosques relais, déconstruction des bâtiments Z et Z1.
- La rénovation lourde des bâtiments de l’IUT, âgés de 50 ans, pour éviter leur dégradation.
- La stratégie d’intervention inclut l’amélioration du confort d’été et l’aménagement extérieur en partenariat avec la ville et la métropole.
- Adaptation des locaux aux usages évolutifs de la recherche et de l’enseignement.