Étudiant en Master de Mathématiques fondamentales de la mécanique et des systèmes quantiques et investi dans l'AEFV

Walakiyim HANY

« Cela m’a donné le sens des responsabilités »

Étudiant en Master de Mathématiques fondamentales de la mécanique et des systèmes quantiques à l’Université de Toulon, Walakiyim Hany s’est distingué cette année par son engagement solidaire auprès de l’AFEV. Une association qui lutte contre les inégalités scolaires et sociales. À l’occasion de la cérémonie de mise à l’honneur de l’engagement étudiant, il revient sur cette expérience formatrice.

Pourquoi avoir choisi de t’investir dans une action solidaire pendant tes études ?

Je suis étudiant étranger, et ce n’est pas toujours simple de s’intégrer dans une nouvelle ville, un nouveau pays. Rejoindre l’AFEV m’a permis de sortir de l’isolement, de créer du lien, et d’aider quelqu’un en même temps. C’est une relation de mentorat : on apprend à connaître un jeune qu’on accompagne, avec lequel on partage des moments. C’est enrichissant dans les deux sens.

En quoi consistait concrètement ton engagement avec l’AFEV ?

Chaque semaine, je consacrais au moins deux heures à un jeune que j’avais choisi selon nos affinités. On faisait des devoirs, des sorties, on discutait… c’était une relation assez proche. Il ne s’agissait pas seulement d’un appui scolaire, mais d’un accompagnement global.

Qu’est-ce que cette expérience t’a personnellement apporté ?

Beaucoup. D’abord un vrai sens des responsabilités. Quand on te confie un jeune, ce n’est pas anodin. Tu dois être présent, fiable. J’ai aussi gagné en ouverture sociale. Les rencontres entre bénévoles sont fréquentes, on échange, on crée des liens. C’est une belle communauté, très conviviale.

Y a-t-il un souvenir marquant que tu retiens de cette année ?

Des souvenirs marquants, j’en ai beaucoup mais plus qu’un souvenir précis, c’est l’esprit de famille que j’ai ressenti. La convivialité et les liens que nous avons tissés entre bénévoles et avec le jeune que j’ai accompagné. C’est très enrichissant.

Comment as-tu vécu la cérémonie de mise à l’honneur de l’Université de Toulon ?

C’était une belle reconnaissance. Ça valorise notre engagement et ça peut inspirer d’autres étudiants à franchir le pas. L’AFEV manque de bénévoles, pourtant il y a tant de jeunes qui ont besoin d’un accompagnement. Cet événement donne de la visibilité à ce type d’actions.

Parvient-on à concilier un tel engagement avec des études exigeantes comme les tiennes ?

Oui, même si cela demande quelques ajustements. Il faut parfois faire des sacrifices, mais ça en vaut largement la peine. Cette expérience m’a beaucoup appris, et je pense que tout étudiant devrait vivre ça au moins une fois.