Jeudi 15 octobre 2026
9h à 17h
Amphi 300 • Faculté de droit
Prévue par le Code général des collectivités territoriales, l’action extérieure autorise les autorités locales à tisser des relations avec des entités infra-étatiques étrangères, voire, dans certaines hypothèses strictement définies, avec des États étrangers. Si le cadre normatif interdit aux collectivités territoriales de méconnaître les engagements internationaux de la France et les contraint au respect du principe de neutralité, les échelons locaux n’ont pas manqué de se saisir de cette faculté pour développer une véritable diplomatie territoriale. De ce fait, la règle de droit se présente à la fois comme un régulateur et un promoteur de l’action extérieure, la législation ayant connu, au fil des réformes, des assouplissements notables.
Pour autant, la période contemporaine, caractérisée par ce qu’il est convenu de désigner sous l’expression de « crise des finances locales », incite à s’interroger sur les enjeux de l’action extérieure, ainsi que sur les objectifs poursuivis. En quoi les actions menées en faveur des objectifs du développement durable servent-elles les intérêts de la collectivité ? Cette problématique sera envisagée de façon globale, mais également de façon locale, à l’aune du territoire méditerranéen, qui constitue un espace singulier pour le développement de la diplomatie territoriale.
